Revenons maintenant sur les échanges qui s'y sont déroulés et ce qu'ils m'ont inspirés :
Un éclectisme éclairant
Oui je parle d'éclectisme car le barcamp a réuni énormément de profils allant des spécialistes de contenu, aux guides, en passant par les agences web, les vendeurs de vin en ligne, les spécialistes des réseaux sociaux, les blogueurs, les vignerons et j'en passe. Nous avions un panel très varié de personnes qui nous donnait l'opportunité d'attaquer les sujets par de multiples angles ! Un bel humus qui promettait donc beaucoup d'échanges fructueux !
Le vigneron et le geek : une richesse de différences
C'est dans toutes les conversations ou presque, le vigneron a du mal à comprendre le geek (on ne l'a pas dit mais l'inverse est vrai aussi). Il faut dire que même si le geek n'est plus le boutonneux d'hier, qu'il a grandi et comprend bien les problématiques de son entourage, il faut dire que même si le vigneron a rajeuni et peut parfois connaître le web voir penser qu'il y a des applications pour son activité, le fossé est encore important entre les 2 mondes. Pas si étonnant d'ailleurs : là où le vigneron est les pieds dans la terre, le regard vers l'horizon pour guetter le moindre signe de grêle avec une perception du temps basée sur le cycle des saisons et une envergure géographique concentrée sur ses parcelles voire sur son terroir, le geek est la tête dans l'écran le plus souvent en ville, dans un espace illimité et sur une temporalité de l'ordre de la seconde...Donc 2 cultures bien distinctes qui ont du mal à trouver des accroches communes. Mais justement n'est-ce pas cela qui est intéressant, ces 2 visions ne peuvent elles pas apporter beaucoup à ces 2 cultures ? Ne dit-on pas que c'est la différence qui crée la richesse ?
Le mariage de la réalité augmentée et de l'oenotourisme
C'était un atelier assez populaire qui a réuni du monde même si le sujet a abordé surtout l'aspect oenotourisme, les questions allant bon train du côté de la réalité augmentée. Pourtant c'est un peu le coeur du sujet du vigneron qui travaille plutôt sur des petites production de qualité. Il doit valoriser son travail, ses vignes, la spécificité de son terroir et donc utiliser tous les moyens qui sont à sa disposition. Et l'intérêt de la réalité augmentée c'est de renverser la vision traditionnelle du web dit virtuel avec un certain dédain par les gens de la terre. La réalité augmentée dit bien son nom, elle augmente la perception du vin et du vigneron et nous pouvons l'imaginer à l'échelle de l'oenotourisme comme sur les rayons d'un magasin ou dans la bouteille...
Faire son vin en peer 2 peer
C'est un peu le Graal de la liaison entre technologie et vigne, celle qui va modifier le rapport du vigneron et du consommateur, brouiller les pistes, transformer le consommateur en vigneron, le vigneron en pédagogue ou maître à penser, aller jusqu'à une réalisation du vin collective en s'aidant des technologies de communication disponible pour faire les bons choix de vendange, de vinif...etc. C'est l'exemple de Mes vignes (à noter que je fais partie de l'aventure, il faudra que je fasse une note sur le sujet) ou de Crushpad (et d'autres encore) qui créent des outils pour modifier ce rapport. Un des points de la discussion entre david Bourguignon, Jean-David Camus et moi était justement cette notion limitative du terroir. Pour qu'un vigneron produise plus il lui faut plus de terre (enfin une fois qu'il a fait pisser la vigne ... pas vraiment une bonne stratégie) ce qui semble aller en contradiction avec le principe d'abondance propre au web (encore pour le moment en tous cas). Comment réconcilier terroir et abondance, il y a bien la vidéo de Dan Barber sur le sujet d'une ferme piscicole qui ne nourrit pas ses bêtes (vous imaginez une ferme où l'on ne nourrit pas les animaux car ils trouvent leur subsistance par eux-même), il y a aussi Terre de liens qui modifie le rapport au foncier... Enfin les vignerons sont eux-même des apprenants et pourraient s'associer dans une démarche plus horizontale et libre (on pourrait dire chaordique) que l'organisation actuelle via des fédérations et labels divers et variés. La communauté des vins naturels pourraient s'inspirer d'une telle démarche eux qui cherchent à se structurer sans se contraindre...
En conclusion de ces échanges, la question qui semble être en filigrane et je ne suis pas bien sûr qu'elle ait émergée pendant le barcamp est la question du rôle d'Internet dans ce secteur du vin. En clair, Internet peut il entraîner une modification du secteur comme il l'a fait dans le domaine de la musique?
Somme toute en dehors de quelques initiatives éparses, faire du vin et s'en procurer reste assez traditionnel, seule la manière de s'informer autour du vin à vraiment évoluer jusqu'à aujourd'hui.
Pas de révolution donc, pas encore en tous cas... quelques initiatives existent qui tentent de donner une autre relation au vin mais globalement l'avenir reste à construire :).
Longue vie au Vinocamp donc !
On pourra voir un résumé du Vinocamp Paris sur Bourgogne Live !
La Révolution des cavistes aussi :) Plusieurs de nos clients pour la création d'un Site-web sont des cavistes... Carte détaillée, boutique enligne se développent avec la géolocalisation.
Bon surf.
http://www.ordinateur-paris.fr/
http://www.microsupport.fr/
Rédigé par : Microsupport_fr | mercredi 04 août 2010 à 10h56
Ludovic
Merci de regarder les deux cotes.
Je lirais votre article en detail plus tard.
Interview a preparer
P.S: Je suis sur Typepad aussi, je vois que vous n'avez pas le 'Follow' button sur la barre de navigation, ajoutez la...
Serge
'The French Guy from New Jersey'
www.sergetheconcierge.com
Rédigé par : serge the concierge | mercredi 04 août 2010 à 18h50